Paroles
Au hameau, sous l’ormeau,
Chaque soir, on danse,
Les beaux jours qui sont courts,
Adieu pour toujours,
Entrez bergère,
Vous serez rosière,
Et vous embrasserez,
Celle, celle, celle,
Et vous embrasserez,
Celle que vous aimez.
Sources
Informateur : MME MÉNARD ;
Enquêteur : Equipe 11 (OSTOP Montigny Février 1977) ;
Lieu : La Forêt-sur-Sèvre (La Tournevière) ; Année : 1977 ;
Notice CERDO : Au hameau sous l’ormeau – Portail documentaire de l’UPCP-METIVE ;
Fonds : Animation Rurale et Culture Populaire en Bocage (ARCuP) (Cerizay – 79) ;
Activités
Enroulant des voiles autour de leurs têtes, les femmes marchèrent sur le pont. Ils descendaient maintenant progressivement le fleuve, dépassant les formes sombres des navires à l’ancre, et Londres était un fourmillement de lumières avec une voûte jaune pâle qui tombait au-dessus. Il y avait les lumières des grands théâtres, les lumières des longues rues, les lumières qui indiquaient d’immenses espaces de confort domestique, les lumières qui pendaient haut dans l’air.
Aucune obscurité ne s’installerait jamais sur ces lampes, comme aucune obscurité ne s’était installée sur elles depuis des centaines d’années. Il semblait effrayant que la ville flambât à jamais au même endroit ; effrayant du moins pour les gens qui partaient à l’aventure sur la mer, et qui la voyaient comme un monticule circonscrit, éternellement brûlé, éternellement balafré. Du pont du navire, la grande ville apparaissait comme une figure recroquevillée et frêle, un miséreux sédentaire.
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